vendredi 17 octobre 2014

Keep calm and talk to Fred Wentworth.

Aujourd'hui, Frederick a débarqué à l'improviste alors que je passais voir Mary.

Voilà, ça s'est fait.

Mary était comme une dingue parce que quelqu'un de vaguement connu était dans sa cuisine et moi j'étais juste moi. C'est à dire que j'ai pensé à sauter par la fenêtre pour faire comme si je n'étais pas là.

Si j'avais pu faire assez vite, il ne m'aurait pas vu et j'aurais pu tirer un jour de plus à l'éviter par tous les moyens possibles.

Enfin je suppose que c'est mieux comme ça. Je n'allais pas continuer à inventer toutes les maladies possibles et imaginables pour ne pas le croiser.

C'était très bizarre. Il a était étonné en me voyant et m'a appelé Mademoiselle Eliott. " Mademoiselle Eliott, vous allez mieux. Isabella et moi pensions que vous alliez rejoindre votre famille à Bath pour profiter du bon air ce week-end".

Depuis quand est-ce que Frederick Wentworth me vouvoie comme si j'étais une parfaite inconnue ?

Ah oui, je sais, depuis qu'il me déteste.

Après il ne m'a pas trop parlé. Enfin un minimum, il attendait William pour aller chez les antiquaires dont il lui a parlé apparemment mais William n'était pas rentré.

Nous avons passé une vingtaine de minutes dans la même pièce. Au moins les prochaines fois, ça sera plus facile. Même si j'aimerais mieux qu'il retourne à Londres dès demain matin et que je n'ai pas à revivre de moments aussi long et génants.

Mary n'arrêtait pas de parler, au moins il n'y avait pas de longs silences. Ils parlaient tous les deux et parfois je l'observais. Et bien lui, il ne m'observait pas du tout. Mais alors pas du tout.

Prends toi ça dans la gueule Anne Eliott, il n'en a plus rien à faire de toi. Il ne te mate même pas en douce, tu es juste une vieille fille à la noix.

Lui par contre, il était vraiment très mignon. Et il va certainement devenir le plus grand designer de sa génération, genre Philippe Stark en moins pédant. Enfin j'espère.


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