Hier soir nous étions tous chez les Musgrove. Dans le tous, il y a avait évidemment Frederick. Je l'ai à peine croisé depuis l'autre jour dans la cuisine de Mary et William.
C'était une soirée assez agréable. Evidemment rien n'allait pour Mary, mais nous avons tous l'habitude de son humeur de chien. Je me demande comment Charles peut la supporter tous les jours. Elle n'est jamais contente, elle a toujours mal à la tête et surtout, elle se débarasse du petit Stuart dès qu'elle en a l'occasion. Charles lui a proposé de l'aider à retrouver un emploi.
L'autre soir, il m'a dit qu'il lui avait proposé de lui acheter une boutique, elle qui rêvait tellement d'avoir son propre magasin. Mais il m'a dit qu'elle avait refusé. Elle ne veux pas s'embêter avec ça, elle préfère rester s'occuper de Stuart. "tu te rends compte, me taper des clientes pénibles toute la journée ? plutôt mourir... comme si je n'avais pas assez de problèmes !"
Comme à peu près tout le monde, il m'a demandé d'essayer de faire quelque chose. Et je vais essayer à nouveau. Mais il va falloir que nous trouvions autre chose parce que j'ai beau essayé, il ne se passe jamais rien.
Bref, la soirée.
Nous n'avons pas vraiment parlé. Il était accaparé par Louisa et Henrietta. Elles sont folles de lui en tous cas. Je ne peux pas vraiment leur en vouloir. Il est très mignon et sympathique avec tout le monde. Qui n'aurait pas envie de flirter avec lui ?
Enfin à part moi parce que si je faisais ça, de un j'aurais quand même l'air d'une sacré pétasse et de deux, il me rirai au nez. Aussi, je me ridiculiserai totalement. Comme si je n'étais pas assez ridicule en ce moment...
A la fin de la soirée, j'allais rentré au cottage quand Louisa et Henrietta ont parlé d'aller au pub de Sarah. Le Vendredi, elle organise des soirées et du coup, il ferme à 1 heure du matin. J'ai cru que j'allais y échapper, mais apparemment elles ne voyaient pas ça d'un bon œil.
Alors nous sommes partis, tous les 4. Oui tous les 4. J'étais à l'arrière avec Louisa et Henrietta était devant avec Frederick.
Et pour rajouter un peu plus d'awkwardness à tout ça, sur le parking en arrivant, nous sommes tombés sur Alex Hayter. Visiblement, il n'était pas ravi de voir Henrietta plus que pompête, accrochée au bras de Frederick. J'ai voulu le saluer, mais il a détourné le regard ultra rapidement. Henrietta n'a rien vu, mais Louisa a fait " ho ho" l'air inquiet et ensuite elle est allée lui parler.
Henrietta avait dit à Alex qu'elle n'avait pas le temps de le voir cette semaine parce qu'elle faisait des dossiers pour des stages à Londres. Pas vraiment raccord avec la robe à paillettes et les semelles compensées qu'elle portait.
Une fois à l'intérieur, j'ai voulu aller commander mais Fred s'en est chargé pendant que nous cherchions une table. Et là, il s'est passé un truc très étrange, il a ramené des bières pour eux trois, et moi il m'a ramené un Pims. Comme ça, sans rien dire, sans même me regarder il a mis un pims devant moi et est parti danser avec Louisa et Henrietta.
Il ne me parle pas, il me vouvoie et paf, d'un coup il se souvient que j'adore le Pims. Je ne le comprends vraiment pas. A quoi ça sert de se la jouer hyper distant si c'est pour me ramener un Pims ? A quoi ça sert de me ramener un pims pour que je reste assise à la table à garder les sacs après ?
Je vous embête avec ces histoires, mais je ne peux pas en parler avec Sarah. Si je lui en parle, si je lui raconte que Frederick et moi nous sommes sortis ensemble il y a quelques années, ça va faire le tour de la ville en moins de temps qu'il en faut pour le dire.
De toutes façons, tout ça c'est n'importe quoi. Il ne s'est absolument pas intéressé à moi du reste de la soirée. Et à un moment j'étais avec Alex Hayter accoudée au bar. Il était toujours vexé et énervé. Il a dit plein de mal de Frederick, genre " bellâtre londonien à la noix, artiste de mes deux " et j'ai rien fait d'autre qu'acquiescer.
Autant vous dire qu'à ce moment là, le pims était loin derrière moi et que je l'avais totalement oublié.
Sarah m'a ramené chez moi quand elle a fermé le pub pour qu'ils n'aient pas à faire un détour. Elle n'a rien demandé. Si elle demande, je dirais que Daniel m'a encore relancé et que j'ai bu pour oublier.
Pas parce que j'ai entendu Frederick dire à Louisa qu'il m'avait croisé il y a une petite dizaine d'années et que j'avais tellement changé qu'il ne m'aurait pas reconnu.
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