Ok.
Tout va bien.
Tout va bien
Le mec que j'ai vu hier soir, qui rentrait dans l'Hôtel du Palais ne ressemblait pas du tout à Frédéric. C'était Frédéric.
Comment je l'ai su ? C'est Mary qui me l'a dit
" Mais oui il était avec nous dans l'avion. Il a un projet ici pour refaire la décoration d'un restaurant... Il dit que ce n'est pas grand chose, mais Sophie est folle de joie pour elle. C'est un gros contrat. C'est le Conran de notre génération...
... Et cette sotte de Louisa qui s'est détachée de lui... j'espère que son mal de crane va bientôt lui passer... Je pense qu'il est venu ici pour réfléchir à tout ça. Ces deux dernières semaines, je l'ai vu passé beaucoup de temps avec ce Benwick machin... Il est si taciturne... Je ne vois pas ce qu'elle lui trouve, pas du tout. Il est venu pour étudier je ne sais plus quel animal...Vraiment, c'est d'un ennui...Tu ne trouves pas Harriet, que Benwick est triste ?"
Louisa a levé les yeux au ciel et a déclaré, en essayant de garder son calme, que sa soeur faisait bien ce qu'elle voulait. Et que pour l'instant, elle avait envie d'être au calme après son accident de voiture. Et que Peter n'était qu'un ami; pas le plus fanfaron, mais pas le pire. D'ailleurs, c'est Frédéric lui même qui lui a proposé de venir et il dort gratuitement à Kellynch. Et Frédéric n'est là que pour le week-end. Il repart lundi matin. Elle a bien insisté là dessus. Comme Louisa ne peut pas voyager, il n'avait pas envie de s'absenter trop longtemps.
J'ai cru 13 secondes que peut-être... 13 secondes ma foi bien agréables.
Et je ne vais pas le voir. C'est très bien ça.
------------------------
Allez hop, on oublie tout ça. Cet après-midi, on va faire les courses de noël. Evidemment Olympia vient, comme ça elle pourra nous donner des cours sur ce qu'il faut acheter absolument pour ne pas être trop ringard. Cette fille est encore plus snob que ma soeur.
---------------------
Et bien tomber sur Frédéric dans un salon de thé, ça c'est fait.
Résumé : il pleuvait à verse. Mary et Elizabeth ne voulaient pas rentrer à pied. Elles avaient au moins 27 sacs chacune, plus ceux d'Olympia.
On s'est réfugiée chez Dodin, où il restait miraculeusement une table assez grande pour toutes nous accueillir. C'était très bien et leur chocolat chaud est vraiment divin.
Et puis en m'approchant de la vitrine des pâtisseries, je l'ai vu. Il était assis seul à une table, il lisait des documents avec l'entête de l'Hôtel du Palais en faisant des annotations. C'est dingue cette faculté qu'il a, de n'être dérangé par rien quand il travaille. Il avait beau être à l'écart, la salle principale était tout de même très bruyante.
ALors je ne sais pas ce qui s'est passé, mais je me suis approchée de lui et j'ai sorti mon plus beau sourire pour le saluer. Il était très surpris, mais content. Il avait ce sourire de grand garçon tout simple qui me plaisait tant quand on était étudiant.
" -Oh, Anne...
- Oui, oui c'est bien moi. Ne fais pas cette tête ! C'est drôle de te voir ici
- A Biarritz ? Ah oui... je je... je ne suis pas venu ici pour t'espionner. Je suis venu pour...
- ... ton travail. Oui je sais. Je suis toujours la soeur de Mary tu te souviens ? Et elle nous a dit pour l'avion tout ça...
- Ah oui ? C'est ta soeur ? Je m'en souviens c'est vrai, maintenant que tu le dis ! (notez la pointe d'humour, j'étais plus aux anges que jamais)
- Je veux dire, chez Dodin, en fait... tu t'es transformé en petite mamie ou en touriste plein aux as ( et là j'ai eu envie de me taper parce que techniquement, il est quand même un peu un touriste plein aux as maintenant)
- Ah ah non... je suis venu acheter des chocolats pour ma soeur avec un type de l'hôtel, et comme il pleuvait, on s'est arrêté. Mais il a été appelé pour une urgence, et moi je suis resté pour observer la Grande Bourgeoisie dans ses lieux de villégiatures...
- Et moi je suis juste venue avec mes sœurs, ai je dit en me retournant vers elles sans qu'elles me voient, et un peu génée
- Pardon, je ne disais pas ça pour toi... ni pour vous... je je... enfin tu sais..."
Il me regardait avec un regard penaud, comme s'il ne savait plus quoi dire tellement il était désolé.
J'allais essayer de dire quelque chose, pour lui faire comprendre que je ne lui en voulais pas du tout, et c'est à ce moment là qu'un serveur m'a demandé si j'avais fait mon choix de gâteau et où je voulais le manger.
C'est là que je me suis souvenue que je lui avais dit que j'allais regarder les desserts avant de choisir. Et que je n'avais plus du tout penser à manger dès que j'avais vu Frédéric.
" Je te conseille le gâteau du chef, il est délicieux. Je suis sûre que tu aimeras" a't'il dit " Enfin, si tu veux me faire confiance" ( Il avait cette voix toute douce...
- Oui, oui je te fais confiance... je vais rejoindre les filles, elles vont se demander où je suis passée et venir te déranger... Tu, tu restes longtemps ?
- Non je repars demain passer les fêtes avec ma soeur.
- A bientôt à elle, salue là de ma part. J'ai hâte de la revoir"
Et je suis retournée m’asseoir à la table où personne n'a fait attention à moi.
Une heure plus tard, il pleuvait de plus en plus et Elizabeth a décidé d'appeler William pour qu'il vienne nous chercher avec son 4x4.
Anne et son journal
vendredi 16 septembre 2016
jeudi 15 septembre 2016
Je deviens complètement folle.
Cet après-midi, j'avais aucune envie de continuer à écouter Papa et Elisabeth parler de tous ces gens riches blablabla... Alors j'ai pris mes affaires et je suis sortie me balader seule sur le front de mer. Il faisait un temps abominable, on devait être 10 à tout casser. Et j'ai vu Frédéric.
Enfin soit une apparition, soit un mec qui lui ressemble et mon esprit débile à fait le reste. C'était juste un homme qui sortait d'un taxi pour rentrer dans un hôtel très chic. Un employé de l'hôtel a voulu prendre sa valise, mais il a refusé. C'était mignon.
Enfin bon, il devait faire ça pour impressionner une fille.
Il faut que j'arrête de penser à lui tout le temps. Surtout qu'il est loin maintenant.
Heureusement que les Musgrove débarquent tous demain pour Noël. Mary aime Noël, j'espère qu'elle sera de meilleure humeur. Harriet vient aussi, j'aurais une compagne de sorties plus agréable qu'Elizabeth et Olympia. Enfin, j'espère qu'elle ne parlera pas trop de Louisa et Celui dont je ne doit plus prononcer le nom et à qui je ne dois plus penser.
Cet après-midi, j'avais aucune envie de continuer à écouter Papa et Elisabeth parler de tous ces gens riches blablabla... Alors j'ai pris mes affaires et je suis sortie me balader seule sur le front de mer. Il faisait un temps abominable, on devait être 10 à tout casser. Et j'ai vu Frédéric.
Enfin soit une apparition, soit un mec qui lui ressemble et mon esprit débile à fait le reste. C'était juste un homme qui sortait d'un taxi pour rentrer dans un hôtel très chic. Un employé de l'hôtel a voulu prendre sa valise, mais il a refusé. C'était mignon.
Enfin bon, il devait faire ça pour impressionner une fille.
Il faut que j'arrête de penser à lui tout le temps. Surtout qu'il est loin maintenant.
Heureusement que les Musgrove débarquent tous demain pour Noël. Mary aime Noël, j'espère qu'elle sera de meilleure humeur. Harriet vient aussi, j'aurais une compagne de sorties plus agréable qu'Elizabeth et Olympia. Enfin, j'espère qu'elle ne parlera pas trop de Louisa et Celui dont je ne doit plus prononcer le nom et à qui je ne dois plus penser.
Juste avant qu'il arrive à Biarritz.
C'est désormais certain, je suis à nouveau complètement amoureuse de Frédéric.
Vous savez, c'est ce truc où on pense au garçon tout le temps, et quand on rentre chez soi le soir, on a juste mal au ventre et envie de pleurer.
J'en suis donc là. Je le sais depuis longtemps. J'ai cru que j'allais réussir à me défaire de ça avec William, mais c'était n'importe quoi. Ce mec est une plaie. J'ai juste été flattée qu'il s'intéresse à moi...
J'en suis donc à me dire qu'en ce moment, il est au près de Louisa, et moi coincée dans le Sud de la France. C'est très joli Biarritz, mais je voudrais être partout sauf ici. Je voudrais être avec lui, qu'il me dise qu'il m'aime et qu'il est désolé. Je voudrais qu'il soit à nouveau à moi, et rien qu'à moi. Je voudrais me réveiller le matin en me disant que j'ai une chance folle qu'un garçon aussi parfaitement parfait que lui m'aime moi, Anne Josephine Laura Elliot.
Je voudrais sentir sa main sur mon épaule quand on se promènerait, je voudrais entendre sa voix me dire " Ah tu es là" quand on se serait séparé dans les allées de Sainsburry. Je voudrais l'entendre rire quand on regarderait des vieux épisodes de Fry and Laurie, où tout autre truc drôle à la télé. Je voudrais qu'il aille m'acheter des Pop Corn quand on va au cinéma.
Je voudrais qu'il vienne me voir au bureau, juste pour m'embrasser. Qu'il m'envoie des textos pour me dire qu'il n'en peut plus d'être loin de moi. Je voudrais que la première chose qu'on fasse le soir quand on se retrouverait le soit l'amour. Sauvagement, sensuellement, longuement. Je pense à lui tout le temps, je pense à son corps. Je le voudrais tout contre moi tout le temps, comme si on était collé. Ca m'obsède. Je le désire à un point difficilement avouable.
Je voudrais qu'il n'ai jamais vu Louisa. Je voudrais qu'il m'aime autant que je l'aime. Je le voudrais à ma disposition, tout le temps.
J'ai complètement perdu la tête. On est bien là, c'est moi qui vous l'dit.
Vous savez, c'est ce truc où on pense au garçon tout le temps, et quand on rentre chez soi le soir, on a juste mal au ventre et envie de pleurer.
J'en suis donc là. Je le sais depuis longtemps. J'ai cru que j'allais réussir à me défaire de ça avec William, mais c'était n'importe quoi. Ce mec est une plaie. J'ai juste été flattée qu'il s'intéresse à moi...
J'en suis donc à me dire qu'en ce moment, il est au près de Louisa, et moi coincée dans le Sud de la France. C'est très joli Biarritz, mais je voudrais être partout sauf ici. Je voudrais être avec lui, qu'il me dise qu'il m'aime et qu'il est désolé. Je voudrais qu'il soit à nouveau à moi, et rien qu'à moi. Je voudrais me réveiller le matin en me disant que j'ai une chance folle qu'un garçon aussi parfaitement parfait que lui m'aime moi, Anne Josephine Laura Elliot.
Je voudrais sentir sa main sur mon épaule quand on se promènerait, je voudrais entendre sa voix me dire " Ah tu es là" quand on se serait séparé dans les allées de Sainsburry. Je voudrais l'entendre rire quand on regarderait des vieux épisodes de Fry and Laurie, où tout autre truc drôle à la télé. Je voudrais qu'il aille m'acheter des Pop Corn quand on va au cinéma.
Je voudrais qu'il vienne me voir au bureau, juste pour m'embrasser. Qu'il m'envoie des textos pour me dire qu'il n'en peut plus d'être loin de moi. Je voudrais que la première chose qu'on fasse le soir quand on se retrouverait le soit l'amour. Sauvagement, sensuellement, longuement. Je pense à lui tout le temps, je pense à son corps. Je le voudrais tout contre moi tout le temps, comme si on était collé. Ca m'obsède. Je le désire à un point difficilement avouable.
Je voudrais qu'il n'ai jamais vu Louisa. Je voudrais qu'il m'aime autant que je l'aime. Je le voudrais à ma disposition, tout le temps.
J'ai complètement perdu la tête. On est bien là, c'est moi qui vous l'dit.
mercredi 14 septembre 2016
J'ai honteusement fait quelque chose de très mal hier soir. J'ai couché avec William. L'embrasser et aller au restaurant avec lui, c'était déjà mal. Mais alors là, je dépasse les bornes dans la connerie.
On était a une soirée chez les Boughwell, et je me sentais pas très bien. Il l'a vu et il m'a proposé de me raccompagner chez moi. Evidemment Papa et Elizabeth sont restés. Elle a fait vraiment une drôle de tête quand il est parti avec moi, et je ne sais pas si je me sentais fière ou coupable. Surtout qu'il a mis sa main autour de ma taille quand on est sorti.
Le problème avec ce type, c'est qu'il a beau être charmant, je ne le sens pas. Il a un truc pas net j'en suis sûre.
Bref, il m'a déposé à la maison, et je lui ai dit " tu devrais y retourner maintenant" et il m'a dit qu'il partirait quand j'irai mieux. Et il m'a embrassée. Il embrasse plutôt bien et ce n'était pas désagréable. Alors quand il m'a demandé en souriant ( son sourire est vraiment craquant) si j'allais mieux, je lui ai répondu ( en prenant mon air le plus malade sexy du monde) " pas encore tout à fait", il a dézippé ma robe ( il fait ça très bien et très vite comme un vrai professionnel) et on est allé dans ma chambre, parce que bon, les canapés du salon c'est NON.
A un moment, comme il restait lové contre moi, je lui ai dit " Mon Dieu mais que vont ils dire si tu n'y retournes pas", il m'a serré contre lui en me disant " Ils diront que j'ai rencontré une jeune femme en tout point parfaite et que j'ai bien de la chance"
J'aurais aimé pouvoir dire la même chose, mais j'ai soudain imaginé que j'étais dans les bras de Frédéric.
lundi 23 mai 2016
Bon
Evidemment vous voulez savoir ce qu'il s'est passé.
C'était naze, nul, horrible, merdique.
J'aurais jamais du y aller.
Jamais.
Je suis arrivée de bonne heure chez Mary et Charles. Mary tirait la tronche parce que nianiania nianiania ce n'était pas elle qui avait choisi l'itinéraire, et que les sandwich n'allaient pas être assez bons, et que ses enfants, et que les Musgrove... ( Parfois je regarde Charles et j'ai envie de lui dire " Tire toi, c'est ma soeur mais tire toi, elle est invivable !")
Du coup Louisa et Harriet ont débarqué et quand elles ont vu que Mary était encore plus folle à lier que d'habitude, elles ont pris leurs jambes à leur coup en disant à la cantonade " On vous attends à Kellinch" et moi, incapable de supporter plus longtemps les jérémiades de ma soeur j'ai répondu sur le même ton enjoué " Je vous accompagne".
Et nous sommes parties toutes les trois.
J'avais plutôt bon espoir que ça se passe bien parce que Fredérik avait été plutôt aimable avec moi et je me disais que peut-être qu'il m'avait enfin pardonné. Ou que du moins il se disait " Bon c'était il y a dix ans, comporte toi comme un adulte adulte et responsable", mais que nenni !
Que nenni.
Déjà en arrivant, il a été super froid avec moi, et il ne parlait qu'avec Louisa et Harriet. Ce n'est pas super étonnant et je ne me suis pas offusquée plus que ça. Je parlais avec Sophie ça allait. Puis Charles, Mary et les enfants sont arrivés.
Et il a été gentil avec Mary.
Eh ouai, comme ça tranquillement. Alors que Mary était encore en mode " Je suis la princesse et on ne me respecte pas". Je sais qu'il a horreur de ça. Je faisais semblant de ne pas être étonnée. Je faisais semblant que tout allait bien. Mais à un moment il m'a regardé avec un grand sourire carnassier que je ne lui connaissait pas et j'ai compris que c'est le sourire qu'il faisait aux gens quand il était en colère. Mais comment pouvait-il être en colère contre moi alors que la veille, il avait été (presque) charmant.
Nous avons fini par partir pour Princewilsh et évidemment, j'étais dans la voiture des Croft avec Harriet. Harriet parlait d'Alex qui travaille là bas en ce moment et Sophie n’arrêtait pas de parler de Fred et de son ancienne et horriblement affreuse petite amie. Apparemment une fille d'Afrique du Sud qui se la jouait croqueuse de diamants. Au moins ce n'était pas de moi dont elle parlait.
Mais soudain je me suis demandée si elle savait pour Fred et moi. Ils sont très proches et il y a de fortes chances qu'elle sache vu tous les détails qu'elle connait sur cette Alison... Je me demande pourquoi elle est gentille avec moi du coup.
Ahahaha.
C'est la lose totale.
Je dois partir bosser. Le jour où j'aurais moins honte de moi je viendrais vous raconter la suite de la journée.
Evidemment vous voulez savoir ce qu'il s'est passé.
C'était naze, nul, horrible, merdique.
J'aurais jamais du y aller.
Jamais.
Je suis arrivée de bonne heure chez Mary et Charles. Mary tirait la tronche parce que nianiania nianiania ce n'était pas elle qui avait choisi l'itinéraire, et que les sandwich n'allaient pas être assez bons, et que ses enfants, et que les Musgrove... ( Parfois je regarde Charles et j'ai envie de lui dire " Tire toi, c'est ma soeur mais tire toi, elle est invivable !")
Du coup Louisa et Harriet ont débarqué et quand elles ont vu que Mary était encore plus folle à lier que d'habitude, elles ont pris leurs jambes à leur coup en disant à la cantonade " On vous attends à Kellinch" et moi, incapable de supporter plus longtemps les jérémiades de ma soeur j'ai répondu sur le même ton enjoué " Je vous accompagne".
Et nous sommes parties toutes les trois.
J'avais plutôt bon espoir que ça se passe bien parce que Fredérik avait été plutôt aimable avec moi et je me disais que peut-être qu'il m'avait enfin pardonné. Ou que du moins il se disait " Bon c'était il y a dix ans, comporte toi comme un adulte adulte et responsable", mais que nenni !
Que nenni.
Déjà en arrivant, il a été super froid avec moi, et il ne parlait qu'avec Louisa et Harriet. Ce n'est pas super étonnant et je ne me suis pas offusquée plus que ça. Je parlais avec Sophie ça allait. Puis Charles, Mary et les enfants sont arrivés.
Et il a été gentil avec Mary.
Eh ouai, comme ça tranquillement. Alors que Mary était encore en mode " Je suis la princesse et on ne me respecte pas". Je sais qu'il a horreur de ça. Je faisais semblant de ne pas être étonnée. Je faisais semblant que tout allait bien. Mais à un moment il m'a regardé avec un grand sourire carnassier que je ne lui connaissait pas et j'ai compris que c'est le sourire qu'il faisait aux gens quand il était en colère. Mais comment pouvait-il être en colère contre moi alors que la veille, il avait été (presque) charmant.
Nous avons fini par partir pour Princewilsh et évidemment, j'étais dans la voiture des Croft avec Harriet. Harriet parlait d'Alex qui travaille là bas en ce moment et Sophie n’arrêtait pas de parler de Fred et de son ancienne et horriblement affreuse petite amie. Apparemment une fille d'Afrique du Sud qui se la jouait croqueuse de diamants. Au moins ce n'était pas de moi dont elle parlait.
Mais soudain je me suis demandée si elle savait pour Fred et moi. Ils sont très proches et il y a de fortes chances qu'elle sache vu tous les détails qu'elle connait sur cette Alison... Je me demande pourquoi elle est gentille avec moi du coup.
Ahahaha.
C'est la lose totale.
Je dois partir bosser. Le jour où j'aurais moins honte de moi je viendrais vous raconter la suite de la journée.
jeudi 12 mai 2016
dimanche 19 juillet 2015
Je suis donc allée prendre le thé chez les Croft.
Avant d'aller prendre le thé chez les Croft, je suis allée me faire faire un brushing décent, ce qui veut donc dire que je ne suis pas allée chez Alice Coiffure depuis 1973.
J'ai bougé mes fesses jusqu'à Windsor, et j'en ai profité pour faire faire mes ongles et pour me racheter des vêtements. Ouai bon, je suis entrée dans l'entre de l'enfer : le Windsor Royal Center.
Elizabeth aurait été si fière de moi, parce que j'ai acheté une robe parfaite chez Aquascultum, mais j'ai aussi dévalisé Joules qui faisait des soldes.
Je me sens pleinement petite bourgeoise anglaise avec mes 3 sacs Joules, mes marinières multicolores, mes robes à fleurs, mes bottes de pluie à pois... J'ai de quoi inviter des gens à boire le thé dans le jardin pour les 10 prochaines années.
Quand je suis arrivée à Kellynch, évidemment il y avait Fred seul dans le jardin. Je lui ai fait signe, il m'a fait signe. J'ai couru dans ses bras, il a couru dans mes bras. On a ri.
Enfin, non évidemment. J'ai sorti les fleurs que j'avais ramené, je l'ai salué de loin, il m'a salué de loin. C'était poli.
On était que tous les deux.
Pendant 5 longues minutes qui ont paru aussi longue que le temps qui est passé entre le 4eme et le 5eme tome de Harry Potter.
C'était très bizarre parce qu'on avait déjà passé beaucoup de temps à Kellynch ensemble, mais cette fois ci c'est moi qui était chez lui. Je ne savais pas quoi faire, je n'osais pas rentrer par les baies vitrées comme d'habitude.
Je crois qu'il a vite compris ma gène, parce qu'il est venu m'ouvrir et m'a dit " fais comme chez toi voyons, ma soeur ne devrait pas tarder
- C'est gentil merci mais je ne suis plus tout à fait chez moi...
- Voyons Kellynch sera toujours la très noble maison des Elliot, c'est comme ça qu'on dit non ? "
j'étais assez énervée de l'entendre parler comme ça parce qu'il sait très bien que je ne me suis absolument jamais considérée ni appelée comme ça. Je ne suis pas du tout une petite snob prétentieuse.
Il a du voir que j'étais fachée, parce qu'alors qu'il allait retourner dans le jardin, il a fait demi tour. Et très sérieusement, il m'a proposé de me faire visiter.
" On a créé une salle de travail et standardisé quelques chambres. Et votre ancienne salle de repas avec cette table immense, on a mis des plus petites tables pour que ce soit plus intime. Sarah t'as dit qu'elle comptait ouvrir le restaurant à plus de gens que les clients de l'hôtel ?
- Oui oui... Je suis certaine que ça doit être formidable.
- Oui enfin bon formidable, ce n'est pas non plus..."
J'ai senti qu'il se déridait un peu, je lui ai souri et soudain, la voiture de Sarah s'est engouffrée dans l'allée et nous nous sommes retournés vers elle.
Louisa et Harriet en sont sorties avant elle. Puis la voiture de Charles et Mary est arrivée.
Moi, mon brushing, mes jolis ongles et ma robe Aquascultum étions tout à fait hors de contexte. Il a eu l'air un peu déçu et a murmuré " Hum, je crois que ça sera pour une autre fois. La compagnie arrive... c'est dur d'être au calme ici"
Il m'a souri, avec son joli sourire d'avant, puis tout s'est arrêté.
Sarah est venue me prendre dans ses bras en me disant que j'étais très chic. Et Fred a fait une blague en s'excusant parce que lui et sa soeur avaient été trop pris pour se faire beau. J'ai dit que je sortais d'un rendez-vous professionnel à Windsor. Je ne sais pas s'ils l'ont cru.
Le reste de l'après-midi était plutôt agréable. Fred ne m'a pas énormément parlé, mais il n'était pas trop tendu en ma présence. C'était une attitude tout à fait normale, et j'espère qu'il va continuer à être comme ça.
Et demain nous allons tous faire une balade au parc national de Princellwich.
Mes bottes Joules vont me servir plus tôt que prévu.
Avant d'aller prendre le thé chez les Croft, je suis allée me faire faire un brushing décent, ce qui veut donc dire que je ne suis pas allée chez Alice Coiffure depuis 1973.
J'ai bougé mes fesses jusqu'à Windsor, et j'en ai profité pour faire faire mes ongles et pour me racheter des vêtements. Ouai bon, je suis entrée dans l'entre de l'enfer : le Windsor Royal Center.
Elizabeth aurait été si fière de moi, parce que j'ai acheté une robe parfaite chez Aquascultum, mais j'ai aussi dévalisé Joules qui faisait des soldes.
Je me sens pleinement petite bourgeoise anglaise avec mes 3 sacs Joules, mes marinières multicolores, mes robes à fleurs, mes bottes de pluie à pois... J'ai de quoi inviter des gens à boire le thé dans le jardin pour les 10 prochaines années.
Quand je suis arrivée à Kellynch, évidemment il y avait Fred seul dans le jardin. Je lui ai fait signe, il m'a fait signe. J'ai couru dans ses bras, il a couru dans mes bras. On a ri.
Enfin, non évidemment. J'ai sorti les fleurs que j'avais ramené, je l'ai salué de loin, il m'a salué de loin. C'était poli.
On était que tous les deux.
Pendant 5 longues minutes qui ont paru aussi longue que le temps qui est passé entre le 4eme et le 5eme tome de Harry Potter.
C'était très bizarre parce qu'on avait déjà passé beaucoup de temps à Kellynch ensemble, mais cette fois ci c'est moi qui était chez lui. Je ne savais pas quoi faire, je n'osais pas rentrer par les baies vitrées comme d'habitude.
Je crois qu'il a vite compris ma gène, parce qu'il est venu m'ouvrir et m'a dit " fais comme chez toi voyons, ma soeur ne devrait pas tarder
- C'est gentil merci mais je ne suis plus tout à fait chez moi...
- Voyons Kellynch sera toujours la très noble maison des Elliot, c'est comme ça qu'on dit non ? "
j'étais assez énervée de l'entendre parler comme ça parce qu'il sait très bien que je ne me suis absolument jamais considérée ni appelée comme ça. Je ne suis pas du tout une petite snob prétentieuse.
Il a du voir que j'étais fachée, parce qu'alors qu'il allait retourner dans le jardin, il a fait demi tour. Et très sérieusement, il m'a proposé de me faire visiter.
" On a créé une salle de travail et standardisé quelques chambres. Et votre ancienne salle de repas avec cette table immense, on a mis des plus petites tables pour que ce soit plus intime. Sarah t'as dit qu'elle comptait ouvrir le restaurant à plus de gens que les clients de l'hôtel ?
- Oui oui... Je suis certaine que ça doit être formidable.
- Oui enfin bon formidable, ce n'est pas non plus..."
J'ai senti qu'il se déridait un peu, je lui ai souri et soudain, la voiture de Sarah s'est engouffrée dans l'allée et nous nous sommes retournés vers elle.
Louisa et Harriet en sont sorties avant elle. Puis la voiture de Charles et Mary est arrivée.
Moi, mon brushing, mes jolis ongles et ma robe Aquascultum étions tout à fait hors de contexte. Il a eu l'air un peu déçu et a murmuré " Hum, je crois que ça sera pour une autre fois. La compagnie arrive... c'est dur d'être au calme ici"
Il m'a souri, avec son joli sourire d'avant, puis tout s'est arrêté.
Sarah est venue me prendre dans ses bras en me disant que j'étais très chic. Et Fred a fait une blague en s'excusant parce que lui et sa soeur avaient été trop pris pour se faire beau. J'ai dit que je sortais d'un rendez-vous professionnel à Windsor. Je ne sais pas s'ils l'ont cru.
Le reste de l'après-midi était plutôt agréable. Fred ne m'a pas énormément parlé, mais il n'était pas trop tendu en ma présence. C'était une attitude tout à fait normale, et j'espère qu'il va continuer à être comme ça.
Et demain nous allons tous faire une balade au parc national de Princellwich.
Mes bottes Joules vont me servir plus tôt que prévu.
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